Quelques nouvelles bières brassées en décembre 2015 en France

Quelques liens glanés ici et là sur les nouvelles productions brassicoles françaises aperçues au mois de décembre 2015 ! Cette liste de nouvelles bières qui m’ont interpellé est bien sûr non exhaustive… PS: Joyeux noël !

La Peregrina London Ale
La Peregrina London Ale
  • La Montreuilloise (Seine-Saint-Denis) produit désormais une « Eregrina London Ale », une bière « ronde et fraîche », cuivrée, dont les » houblons aromatiques ont été remplacés par des épices (coriandre, écorce d’orange, gingembre frais) relevés d’une pointe de sel ».
  • La brasserie de la Goutte d’or (Paris) vient de sortir une bière collaborative avec les parisiens de Get radical brewing, Thrill is gone. C’est une stout, plus précisément une oatmeal porter qui titre 5%, qui existe en quatre versions dont trois aromatisées.
  • La brasserie TriMartolod (Finistère) propose une nouvelle bière en série limitée, la Pira’Tri, amérisée au Galena et infusée à froid avec du Mosaïc. « Ce breuvage s’inspire des bières fortes bues en mer du nord et des Americans Pales Ales fortement houblonnées », indique la brasserie.
  • La brasserie paysanne de l’Artois (Pas-de-Calais) vient de sortir une nouvelle « brune éphémère » produite uniquement avec des malts bio, et annonce le lancement d’une « Amère de Noël« . »Cette Noël qui titre près de 7% est riches en arômes de malt évidemment mais aussi et surtout en épices », indique le brasseur, qui précise que « les houblons se font assez discrets ».
  • La brasserie de La Bambelle (Morbihan) propose l’Aël, un distillat de bière, disponible uniquement à la vente sur place. « Distillée puis vieillie en fût de chêne, notre bière entame sa seconde vie, sous forme de distillat, fine qui titre à 43° », indique le brasseur.
  • La brasserie des Bières Bellon (Indre) annonce deux bières en série limitée, une « Blanche truffée » et une « Joyeuse de Noël » maturée avec du bois de chêne apportant « une note très nette de vanille ».

 

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La mine d’or du financement participatif pour les brasseries artisanales

Mine de rien, le financement participatif, ça rapporte. La brasserie parisienne Bapbap a ainsi récolté 55 000 euros sur le site de financement participatif Ulule.com. Cela correspond à 183% de leur objectif qui était de 30 000 euros ! Du coup, les brasseurs ont eu droit à une rencontre avec Michel Sapin, le ministre des Finances, qui faisait un tour chez Ulule, jeudi 29 octobre 2015.

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Les brasseurs proposaient un financement participatif allant de la « première gorgée » (à cinq euros, une bière, un sous-bock et son nom sur le mur des donateurs) au « Zlatan » (5000 euros et plus, privatisation de la brasserie). Entre les deux il y avait notamment le « tonton brasseur » à 250 euros et un abonnement bière à la clé, ou encore le demi, soit six bières et pas mal de goodies pour 35 euros.

Ce mode de financement fait furieusement penser à Brewdog, mais en plus light. La brasserie écossaise a elle ouvert son actionnariat au public avec son programme « Equity for punks » (lire cet ancien post)…

L’exemple de BapBap fait des émules: la brasserie La Montreuilloise, qui a repris Zymotik,  a lancé le 21 septembre une campagne de financement participatif pour augmenter ses capacités de production, sur Kisskissbank. Les brasseurs ont déjà récolté 9 000 euros qui vont permettre d’acheter deux cuves de fermentation et quatre nouvelles cuves pour le brassage.

« Avec notre matériel de brassage d’occasion, nous sommes aujourd’hui très limité, expliquent les brasseurs sur leur site. Dans les meilleurs mois, ce sont à peine 2 000 bouteilles que nous arrivons à produire, et notre matériel ne nous permet pas de brasser en toute saison dans de bonnes conditions et de proposer l’ensemble de notre gamme. Il ne se passe pas une semaine où nous ne devons refuser une proposition. »

J’ai également repéré l’appel à financement de la brasserie de Marcoussis, qui a déjà récolté plus de 10 000 euros, pour elle aussi s’équiper en nouvelles cuves. « Ça fait maintenant 3 ans et demi que nous nous sommes lancé dans cette aventure et nous sommes heureux de voir que nos ateliers, nos soirées et nos bières plaisent beaucoup, expliquent les brasseurs. Nous avons maintenant besoin de moderniser notre outil de production pour poursuivre notre développement. »

Enfin, la brasserie paysanne de l’Artois annonce également sur son site qu’elle va lancer un appel au public. « Le développement de notre activité passera encore par la mobilisation d’outils de finance solidaire et nous préparons un crowdfunding (financement participatif) pour le mois de novembre, précise le site de la brasserie. Celui-ci sera lancé sur la plateforme Ulule et proposera du don avec contreparties. »

« Je peux déjà vous dire, comme nous l’avons présenté sur le FIBA et le salon d’Arras ce week-end, que son objectif sera de réunir les fonds nécessaires à l’amélioration de notre micro-malterie, poursuit le brasseur. Celui-ci sera surdimensionné pour nos besoins immédiats mais conçu pour satisfaire les besoins de la ferme à terme. »

Voilà quelques exemples mais il y en a sans doute d’autres ! Ce mode de financement alternatif semble en tous cas très en phase avec le caractère artisanal et local de toutes ces brasseries, proches de leur public (et de leurs fonds de poche). C’est également sans doute une manière de raffermir le lien avec des consommateurs qui veulent être plus actifs. Bref, une voie d’avenir…