Le houblon prend pied dans les fermes

(Photo de une: Une installation de houblonnière, au Québec / @arbre_evolution /FlickR)

J’ai bravé la gastro vendredi dernier pour faire un tour en voisin au Comice du houblon, organisé le 2 février dans le 12e arrondissement de Paris. Et il n’y a pas à dire, c’est un chouette événement qui rassemble toute la filière de la bière, au delà des amoureux des lianes résineuses.

Fans de bières, brasseurs, agriculteurs, biérologues, tout ce petit monde s’était donné rendez-vous dans le chaudron de l’espace Reuilly ou au bar, avec une bière spécialement brassée pour l’occasion. Je ne peux pas vous en parler, j’ai tourné uniquement au jus de pommes à cause de la maladie. Je peux juste vous dire qu’il est bien frustrant de venir à ce type d’événement avec la gastro dans les chaussettes, le moral en berne après quelques jours sans fruits frais et une diète forcée au riz nature ou aux pâtes fromage.

Mais, cher lecteur-ice, ce n’est pas à toi que je vais apprendre que la vie est parfois cruelle. J’ai quand même tenté de prendre quelques notes entre deux blagues à des amis de passage au Comice. Voici en vrac quelques idées à retenir:

  • Il y a un appel d’air (selon le Champ des possibles) pour des houblonniers en Île-de-France, et, comme pas mal de monde, j’ai hâte.
  • On s’en doutait: pour les néo-houblonniers, le séchage du houblon est un gros, gros challenge.
  • Entre l’ancien monde (la Cophoudal) et les nouveaux houblonniers, on est pas vraiment d’accord sur le champ de mines de la certification. En gros les seconds trouvent la procédure trop lourde que ce soit en matière administrative et financière, tandis que les premiers la jugent indispensable pour maintenir un niveau de qualité. A suivre…

Au vu de l’affluence au Comice, on peut s’attendre à des projets de création de houblonnières à venir ! En tout, Houblons de France attend la mise en culture de 20 à 25 hectares de houblons, et dans visiblement de nouvelles terres de conquête, comme en Auvergne-Rhône-Alpes, au plus près des nouvelles micro-brasseries, et plus seulement en Alsace et dans le Nord.

C’est important car pour le moment 70% des brasseries françaises importent leur houblon. On va pas se mentir, il n’y a pas encore de vague du houblon: pour l’instant les chiffres sont très modestes. L’année dernière, il y a eu ainsi 6 hectares plantés en France, avec en figure de proue Matthieu Cosson (lire ce vieux post), avec son premier hectare en Loire-Atlantique. Mais en 2018 il prévoit de cultiver deux hectares supplémentaires et moderniser son équipement. Ce qui prouve bien la viabilité économique de ce type de projet, une bonne nouvelle, et qui devrait donner des idées à pas mal de gens…

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