L’IPA, cap à l’ouest

Sauf catastrophe, elle devrait y arriver. La brasserie rennaise (enfin presque, à quelques kilomètres, à Acigné, dans le 35), vient de lancer un financement participatif sur la plateforme Miimosa qui devrait être sans trop de problème bouclé… Sur les 15000 euros demandés, ils sont déjà à plus de 11000 euros. Mais cet argent, ils le méritent! Clairement, la brasserie Skumenn de Thomas et Stéphane s’est créé, en un an d’existence seulement, une belle place dans le paysage brassicole breton. Pourquoi? Parce qu’elle n’a pas fait la même chose que les autres.

plein_de_bouteilles

« Ancrés dans notre Bretagne natale, nous souhaitons avant tout partager notre engouement pour des styles de bières créatives. Nous avons débuté il y a maintenant un an, avec nos modestes moyens et une grosse dose d’enthousiasme pour atteindre un premier but : brasser entre vingt et trente brassins sur la première année, soit 20 000 litres ou l’équivalent de 60 000 bouteilles 33cl. » (Skumenn)

Pendant longtemps en Bretagne, la brasserie locale a été synonyme d’outre Manche et d’Irlande, une tradition lancée par la première micro-brasserie Coreff, avec le succès que l’on sait. Coreff est devenue un gros business, mais sans renier les bières qui ont fait son succès, puis d’autres brasseries ont suivi, louvoyant entre la real ale et des bières de fermentation haute plus marquées par la Belgique.

Mais la péninsule est restée à l’écart de la révolution craft. Un exemple: de nombreuses bières locale de style IPA sont décevantes question amertume et houblons aromatiques, la faute visiblement à une timidité des brasseurs ayant peur d’effrayer leur public. La brasserie Skumenn à Rennes, du Baril à Brest et la Dilettante à Vannes sont en train de changer tout ça. Il y en a peut-être d’autres mais ces trois là m’ont vraiment marqué par leur travail autour du houblon, et elles ont en commun d’avoir été ouvertes il y a pas longtemps.

Je n’ai pas encore eu le temps d’aller faire un tour à la Dilettante – pour la petite histoire, un ancien voisin du 12e qui a quitté sa cave à vin pour la brasserie, à ce qu’on m’a raconté -, mais du côté de chez Skumenn et Baril, on ne s’ennuie pas. Les deux brasseurs ont privilégié un nombre réduit de bières bien identifiées sur leur créneau, et bien sûr sans oublier de généreuses pelletées de houblons dans leurs brassins.

Bref, j’ai donc demandé à ma mère (basée à Rennes, vous l’avez compris) de faire un détour par Acigné après ses courses, ce qu’elle pourra désormais faire avec une petite ristourne de 5% après ma contribution au financement participatif de Skumenn. Mais l’audience de la brasserie dépasse largement les frontières des bretons exilés à Paris. Depuis un an, je vois de plus en plus de bars rennais proposer leurs bières, et de plus d’autochtones (pardon, des amis), se convertir avec emphase à ces nouvelles bières.

Perso, j’aime beaucoup leur Rye IPA, avec son nez herbeux et ses arômes d’agrumes, de fruits de la passion, et de mangue. Un classique dans le style. Je vous conseille également leur dernière bière événementielle, la Coup de grâce, un imperial stout vieilli en barrique de cognac pendant quatre mois, un essai des brasseurs. Comme plus on est de fous, plus on rit, j’ai très hâte de voir ce que fera la prochaine brasserie rennaise en cours de création, le Vieux singe, qui elle aussi compte amener du craft à l’ouest…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s