Les bars à bière artisanale, un petit monde en pleine effervescence

À ce rythme-là, je vais finir obèse ou alcoolique: La rentrée de la bière artisanale bat son plein à Paris, et les événements de beer geek pleuvent sur la ville comme le houblon dans une IPA. Jeudi soir, le Festin Nu organisait ainsi une petite session américaine avec un fût de Kentucky Ryed Chiquen d’Against the Grain Brewery & Smokehouse.

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La Kentucky Ryed Chiquen

Le déplacement dans ce bar du 18e valait le coup avec cette bière au seigle forte (plus de 8 degrés), très douce, presque liquoreuse, avec un super retour en bouche, un nez de fruits tropicaux, et surtout un arôme puissant de vanille et de chêne.

Les nouveaux patrons du bar avaient également dans leur besace une autre bière de la brasserie, la Citra Ass down, une imperial IPA, mais mon foie a préféré une sage retraite plutôt qu’une périlleuse avancée alcoolique lointaine dans la nuit.

Le lendemain, rebelote avec cette fois, dans ma rue, le Bar and Beer qui organisait un tap takeover avec la brasserie de l’Être, l’occasion donc de rencontrer des membres de cette brasserie parisienne fondée en 2015 le long du canal de l’Ourcq.

Les quatre bières de cette brasserie, très bien distribuée à Paris (caves, la grande épicerie du Bon marché, etc.) étaient à la pression, et j’ai pu déguster leurs bières aux noms mystérieuses: la Salamandra, une saison à

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Les brasseurs de la brasserie de l’Etre (photo Paris beer week / Marc Beguin)

la robe vraiment très pâle, translucide, un peu acide et pétillante en bouche, et l’Oliphant, une IPA qui a le mérite d’être produite avec des houblons français et l’inconvénient d’être produite avec des houblons français…. Cela donne une IPA légère à la robe claire, avec des parfums d’agrumes, un peu de rondeur et un bonne équilibre, mais laisse un peu sur sa faim côté amertume…

Les deux patrons de la brasserie de l’Être

La semaine dernière, j’avais enfin loupé une soirée « bières bretonnes » à l’Hoppy Corner, près des grands boulevards, un très bon bar qui a ouvert en mars 2015 et pris le pli de proposer des grains de malts comme biscuits apéro ! Tout ça pour dire que derrière les trois grands bars historiques parisiens, La Fine Mousse, les Trois Huit, l’Express de Lyon, une flopée de nouvelles adresses est en train d’émerger: il y a par l’exemple l’Outland bar, de la brasserie du même nom, en préparation.

On m’a également contacté pour m’informer d’un projet d’un breton exilé à Paris, Julien, qui aimerait bien ouvrir un bar dédié aux brasseries artisanales bretonnes, ou encore pour me dire que le Monk, rue de la Harpe dans le 5e, « dédié au monde de la bière et au phénomène grandissant des craft beer », propose désormais dix bières à la pression, visiblement très anglo-saxonnes puisque sur l’extrait de carte envoyé (je n’ai pas eu le temps d’y faire un tour), on distingue des bières de Siren craft, de Beavertown, ou encore de la plus très artisanale Brooklyn. Et il n’y a pas que les bars à ouvrir: un nouvel atelier de brassage de bière parisien vient de voir le jour, la beer fabrique

Tous ces estaminets ne seront pas forcément les lieux de rêve des beer geeks, mais leur présence fait bouger les lignes. Dans mon quartier, l’arrivée du Bar and Beer a poussé d’autres patrons de bar à mettre en avant un fût de bière artisanale à la place d’une mousse insipide. La tendance craft beer fait donc tâche d’huile…

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