Trois terres de houblon à découvrir (ou pas)

« Sur la route du houblon », c’est le nom d’un petit webdoc consacré à cette belle plante par le site du journal « Les Échos », que je vous invite à découvrir. Le Cascade (Etats-Unis), le Mapuche (Argentine) et le Whitbread golding (Belgique) sont ainsi présentés en photos et en textes, avec des propositions d’escapades dans leurs régions environnantes. On peut découvrir une carte animée sur les régions, et une sélection de restaurants du coin.

Mais pourquoi seulement ces trois houblons? Premier indice: ce webdoc n’a pas été réalisé par la rédaction des Echos, mais par « Carnet de voyages », sans plus de précisions sur cette société. Deuxième indice: la publicité qui s’affiche en bas du site est pour une marque de bière d’abbaye bien connue, la Leffe. Troisième indice: taper sur votre moteur de recherche préféré le nom de cette marque de bière et chacun de ces trois houblons cités, et… On découvre qu’il existe une « Leffe royale Cascade », une « Leffe royale Mapuche » et une « Leffe royale Cascade IPA ».

Dommage que ce webdoc publicitaire n’affiche pas plus explicitement ses couleurs, et qu’au-delà de ces trois houblons, qu’il ne dévoile pas plus les charmes de cette plante grimpante. Mais était-ce vraiment le but? A priori, non.

La Perle dans ses nouveaux murs

J’ai appris avec plaisir que la brasserie La Perle inaugurait ce week-end ses installations, à Strasbourg, rue de l’Ardèche. Vous connaissez sans doute « La Perle blonde », « La Perle hop » ou « La Perle des Îles », qui sont des bières qui méritent le détour !

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J’avais rencontré Christian Artzner à l’occasion des recherches pour l’écriture de « La route des bières d’Alsace ». À l’époque, Christian Artzner brassait en indépendant depuis trois ans « La Perle »,  après des expériences variées dans le brassage en Écosse, au Kenya et aux États-Unis. Mais, faute de local, il brassait à façon chez un brasseur allemand.

Ce n’est pas une situation isolée: l’installation dans sa propre brasserie nécessite de sérieux investissements financiers, ce que j’ai pu constaté en interrogeant des jeunes (ou moins jeunes) brasseurs au cours de mes différents entretiens pour l’écriture des deux « Sur la route… ». Ainsi, ici, selon un article du blog « Tentation d’Alsace« , les époux Artzner ont mis sur la table 800 000 euros pour leur nouvelle brasserie!

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Mais leur stratégie – d’abord installer commercialement leur bière sur le marché, pendant quelques années, avant de financer leurs locaux – rend cet investissement moins risqué qu’une installation soumise aux aléas de la commercialisation d’une bière inconnue…

À l’époque, Christian Artzner m’avait indiqué qu’il souhaitait faire de sa future brasserie un lieu d’échange, festif, de socialisation. Il n’a visiblement pas trop changé d’idée puisque « des brassins événementiels ainsi qu’un espace de vente et de dégustation au sein même de la brasserie, à des dates fixées à l’avance », sont ainsi prévus, rapporte Tentationdalsace.

Les travaux de la nouvelle brasserie, d’une capacité de 1200 hectolitres par an, ont débuté en décembre 2014, tandis que le matériel a été installé au cours du printemps, avec une première production dès mars. On leur souhaite évidemment une bonne installation et de nombreux brassins !