Brewdog fait escale à l’Express

À vos agendas ! En allant boire quelques bières avec l’ami Gireg de Bieremasterclass hier soir à l’Express de Lyon, j’ai appris que ce bar, qui se situe à deux pas de la Gare de Lyon à Paris, organisait une soirée spéciale dédicacée à la célèbre brasserie Brewdog.

Cette soirée aura lieu le 11 septembre prochain, avec au programme 15 bières de la brasserie écossaise, dont notamment la Libertine Black Ale, la Hoppy Christmas, l’Hardcore IPA, la Jack Hammer, la Dead Pony Club, la 5 AM Saint, la Tokyo, la Cocoa Psycho, et une poignée de bières produites en série limitée dont j’ai malheureusement oublié le nom…

Cela faisait un moment que je voulais écrire un post sur ce blog à propos de cette brasserie à la fois très forte en marketing et très douée pour produire d’excellentes bières, marquées pour les plus connues, comme la Punk IPA, par un houblonnage agressif excellent développant de beaux parfums d’agrumes en bouche.

La brasserie Brewdog, basée à Aberdeen, produit également la Dead Pony Club, que l’on peut trouver dans les Monoprix. Cette bière aux parfums exotiques (encore une fois très houblonnée) a la particularité de titrer seulement 3.8° d’alcool, ce qui en fait une très bonne bière pour les occasions où l’on préfère éviter de sombrer dans une légère ivresse…

Quant à la brasserie proprement dite, c’est une success story depuis 2007, qui est bien expliquée sur le site internet de l’entreprise. Voici les dates clés qui donnent la mesure de l’expansion de la brasserie: en 2007, cette dernière produit 1 000 hectolitres, un chiffre qui monte à 53 000 six ans plus tard.

Le financement de ce développement a été rendue possible grâce à un programme d’investissement, « Equity for Punks », permettant d’acheter des parts de la brasserie. « En 2009, plus de 1300 personnes ont investi, et notre business de l’anti-business était né », précisent, ironiquement, les dirigeants sur le site de Brewdog. Le dernier recensement fait état de plus de 14 000 actionnaires, en 2013…

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Quand la série « Breaking Bad » fait un clin d’oeil au brassage amateur

La culture de la bière, et du brassage amateur, est très répandue aux États-Unis. Pas étonnant donc de retrouver le brassage amateur comme attribut d’un des personnages d’une des séries les plus regardées de ces dernières années, « Breaking Bad ».

Cette série raconte l’histoire de Walter « Walt » White, un professeur de chimie, qui devient peu à peu un ponte de la drogue dans le sud-ouest américain, produisant de la méthamphétamine pour financer son traitement contre le cancer. Mais, alors que les scénaristes auraient pu lui attribuer ce vice, à cause de son amour pour la chimie, dans l’épisode 5 de la saison 2, on découvre la passion cachée de son beau-frère, Henry « Hank » Schrader: la bière.

Ce dernier est un jovial agent de la DEA, bedonnant, toujours prompt à blaguer, et il faut bien le dire, un peu beauf…. Nous sommes loin de l’univers « Beer-geek » parisien où le brassage artisanal est plutôt branché. Hank, lui, brasse pour décompresser quand il est en froid avec sa femme, comme dans cet épisode 5 de la saison 2, où on découvre son installation, bocaux et tubes, dans son garage dans un travelling censé perdre le téléspectateur qui pourrait alors croire à un laboratoire de stupéfiants (c’est le thème de la série).

Hank en plein brassage
Hank en plein brassage

Les scénaristes ont fait attention au détail: on retrouve les traditionnels sceaux de brassage, la machine à capsules que possède Hank, avec laquelle il arrivera d’ailleurs à se blesser… Hand est un brasseur qui est équipé mais qui a encore des soucis avec la fermentation en bouteille: dans ce même épisode, anxieux, il est réveillé par des coups de feu… Qui se révéleront être simplement des bouteilles en train d’exploser en série dans son garage…

Sinon, Hank est sympa: lorsqu’il fait une quête auprès de ses collègues pour aider Walter à financer sa cure contre le cancer (qui est en réalité totalement prise en charge par le laboratoire clandestin), dans l’épisode 13 de la saison 2, il offre aux généreux donateurs des bières de son cru, décorées de leur propre étiquette personnalisée, la « Schraderbeer », pour faire des packs de six bière home made. Vous l’avez compris, ce personnage ne fait pas les choses à moitié et j’ai donc hâter de le revoir dans ses œuvres biérologiques dans les prochains épisodes!

Schraderbeer
Schraderbeer