Mon premier brassin (suite et fin)

Deux semaines après l’embouteillage, j’ai débouché fébrilement la première bière de ma première cuvée. C’était ce week-end et j’étais un peu anxieux: ma bière allait-elle faire pssicht? Allait-elle être réellement buvable, après avoir refermenté durant deux semaines de semi-canicule parisienne?

J’ai retrouvé dans un bouquin les faux goûts que peut présenter la bière:

– Acrêté, papier, cuire: bière périmée, entreposage à plus de 30°c, contact avec l’air

– Rancie, moisie: conditions d’entreposage défavorables

– Soufre, oeufs pourris: autolyse (dissolution) de la levure

– Pipi de chat ou de chien: problème de fermentation ou eau de rinçage

– Fromage: vieux houblon

– Beurre rance: problème de fermentation

– Médicament: infection bactérienne

– Métallique, encre: lié à l’alcool, le houblon ou l’azote.

Vu mon manque d’expérience et les conditions climatiques, tout était possible… Mais finalement, le résultat n’est pas si mal! Commençons par les défauts: il va falloir que je revoie le filtrage, car la bière est beaucoup trop trouble, tout en présentant une belle robe orangée. Elle mousse ensuite trop abondamment à l’ouverture. Mais elle se boit: au nez, la bière dégage un joli arôme de fruit de la passion dû à l’houblonnage, et présente une texture épaisse. En bouche, si l’on devine les céréales, l’amertume est très (trop?) présente, avec une saveur finale lorgnant vers le pamplemousse. Elle manque encore de bulles, mais il y aura d’autres brassins…

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